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Larrivière-Saint savin

🎬 SÉRIE – « Mémoires de Chez Nous »

Bienvenue dans ce nouvel épisode de « Mémoires de chez nous ». Chaque semaine, nous partons à la découverte d’un trésor de notre territoire et de notre patrimoine. Aujourd’hui, cap sur la commune de Larrivière-saint Savin,au cœur des Landes de Gascogne.

TERRITOIRE – Landes

Une histoire entre Adour, patrimoine et rugby

Introduction

Dans le sud-est des Landes, au cœur du Tursan, Larrivière-Saint-Savin est une commune où plusieurs histoires se rencontrent.

Celle d’un territoire occupé depuis la Préhistoire, celle d’un ancien village organisé autour de la paroisse de Saint-Savin, celle de l’Adour et des activités qui se sont développées autour du fleuve… mais aussi celle d’une passion devenue presque une identité : le rugby.

Aujourd’hui, entre l’église, les arènes, la fontaine Saint-Savin, le mégalithe de Guillay et la célèbre chapelle Notre-Dame-du-Rugby, la commune conserve les traces d’une histoire particulièrement riche.

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UNE COMMUNE ENTRE TERRE ET ADOUR

Larrivière-Saint-Savin se trouve dans le Tursan, à proximité immédiate de Grenade-sur-l’Adour.

Le territoire communal est séparé de Grenade-sur-l’Adour par l’Adour, mais un pont permet depuis longtemps les échanges entre les deux rives.

 » L’Adour  » a naturellement marqué la vie du territoire. Il a constitué une voie de circulation, une ressource, mais aussi un espace de travail et de loisirs.

Les paysages de la commune racontent ainsi une histoire faite de terres agricoles, de bois, de cours d’eau et de chemins reliant les différents quartiers.

L’histoire du nom


Le nom actuel de la commune est relativement récent.
Pendant de nombreuses années, la commune portait officiellement le nom de Larrivière.
Ce n’est qu’en 2006 que le nom de l’ancienne paroisse, Saint-Savin, fut officiellement ajouté.
Depuis le décret du 7 juillet 2006, la commune porte donc le nom de Larrivière-Saint-Savin.
Ce changement de nom est finalement assez symbolique : il permet de réunir dans un même nom les deux dimensions de son histoire, celle du territoire de Larrivière et celle de l’ancien village de Saint-Savin.

🎬 2 minutes en vidéo

Découvrez notre résumé vidéo pour découvrir et admirer le village et ses paysages.

L’Histoire et la géologie de la commune

Bien avant la création de la commune, le territoire était déjà occupé par les hommes.

Le témoignage le plus spectaculaire de cette présence ancienne est sans doute le mégalithe de Guillay, un imposant bloc de grès local situé au sud-est du village.

Cette pierre, aujourd’hui classée au titre des monuments historiques, porte des gravures anciennes représentant notamment un cervidé ainsi qu’un char avec ses roues, son essieu et son timon.

Le mégalithe a été relevé en 1978 après avoir été retrouvé couché. Il constitue aujourd’hui l’un des témoignages les plus singuliers de la Préhistoire dans les Landes.

À proximité se trouvent également les vestiges du camp de Thun, un ancien site fortifié dont les traces témoignent elles aussi de l’ancienneté de l’occupation humaine du secteur. Le site est considéré comme l’un des camps protohistoriques les mieux conservés des Landes.

SAINT-SAVIN, L’ANCIEN NOM DU VILLAGE

Avant de devenir Larrivière-Saint-Savin, la commune portait simplement le nom de Larrivière.

Mais l’histoire du territoire est intimement liée à Saint-Savin.

Une ancienne paroisse s’était développée autour d’un oratoire consacré à saint Savin. Cet édifice religieux, d’origine romane, aurait été détruit au XVIe siècle pendant les guerres de Religion.

Une nouvelle église fut ensuite construite dans le village.

L’histoire religieuse de Larrivière-Saint-Savin a donc connu plusieurs étapes, et les édifices ont eux-mêmes changé au fil des siècles.

L’ancienne église paroissiale fut finalement détruite au XIXe siècle, laissant place à l’église actuelle.

Découvrez l’évolution de ce passage spectaculaire au fil des décennies :


LA FONTAINE SAINT-SAVIN

La mémoire de Saint-Savin ne se limite pas aux bâtiments religieux.

La fontaine Saint-Savin constitue elle aussi un élément important du patrimoine local.

Elle était autrefois associée à des pratiques de dévotion et à des croyances liées aux vertus de son eau.

On lui attribuait notamment des propriétés pour soulager les rhumatismes et certaines maladies de peau. D’autres traditions locales lui prêtaient également des vertus pour les maladies des yeux.

Comme beaucoup de fontaines anciennes des Landes, elle se trouve ainsi à la rencontre de plusieurs histoires : l’histoire religieuse, les croyances populaires et le rapport quotidien des habitants à l’eau.

L’ADOUR, UN AUTRE VISAGE DU PATRIMOINE

À Larrivière-Saint-Savin, le patrimoine ne se résume pas aux monuments.

Il faut aussi regarder le paysage.

L’Adour, tout proche, a longtemps été au cœur de la vie des habitants. Le fleuve a accompagné les activités agricoles, la pêche, les déplacements et différents échanges.

Aujourd’hui encore, les rives de l’Adour permettent de retrouver cette relation particulière entre les habitants et le fleuve.

C’est une autre manière de découvrir la commune : en quittant les monuments pour regarder les paysages, les chemins, les berges et les lieux où l’homme a progressivement aménagé son environnement.

LES ARÈNES JEAN-DURRIEU

À Larrivière-Saint-Savin, la culture taurine fait également partie de la vie locale.

Les arènes Jean-Durrieu témoignent de cette tradition profondément implantée dans le Sud-Ouest.

Comme dans de nombreuses communes landaises, les arènes ne sont pas seulement un équipement destiné aux spectacles. Elles sont aussi un lieu de rassemblement et de transmission d’une culture locale.

Elles participent à cette mémoire vivante qui continue de relier les générations.

NOTRE-DAME-DU-RUGBY

Mais s’il existe un lieu qui a rendu Larrivière-Saint-Savin célèbre bien au-delà des Landes, c’est certainement Notre-Dame-du-Rugby.

Cette petite chapelle possède une histoire très particulière.

À l’origine, il s’agissait d’un ancien lieu de culte qui avait progressivement été abandonné. Au début des années 1960, l’abbé Michel Devert entreprit de restaurer cette ancienne chapelle.

Son projet prit une nouvelle dimension après la disparition, en 1964, de trois joueurs de rugby landais dans un accident de la route : Jean Othats, Émile Carrère et Raymond Albaladejo.

L’abbé Devert souhaita alors faire de ce lieu un espace consacré au rugby, aux joueurs et à ceux qui pratiquent ce sport.

La chapelle fut restaurée et devint officiellement Notre-Dame-du-Rugby.

Elle fut inaugurée en 1967.

Depuis, le lieu accueille des visiteurs venus du monde du rugby, mais aussi de simples curieux attirés par cette histoire étonnante.

Les dates clés à retenir

  • Préhistoire — présence humaine ancienne attestée sur le territoire et réalisation du mégalithe de Guillay.
  • XIe siècle — développement de la paroisse autour de l’oratoire de Saint-Savin.
  • 1569 — destruction de l’ancien oratoire de Saint-Savin pendant les guerres de Religion.
  • XIXe siècle — disparition de l’ancienne église paroissiale.
  • 1978 — le mégalithe de Guillay est relevé et bénéficie d’une protection au titre des monuments historiques.
  • 1964 — disparition de trois joueurs de rugby landais dans un accident qui contribue à l’histoire de Notre-Dame-du-Rugby.
  • 1967 — inauguration de la chapelle Notre-Dame-du-Rugby.
  • 2006 — la commune de Larrivière prend officiellement le nom de Larrivière-Saint-Savin.

Hier : Pont en bois emprunté à pied et par les charrettes au début du XXe siècle.

Aujourd’hui : Un ouvrage discret, mais essentiel, qui s’inscrit pleinement dans le paysage de la ville et dans son histoire.


Au cœur du village, l’église témoigne de l’histoire et du patrimoine religieux de la commune. Avec son architecture sobre et son clocher qui marque le paysage, elle demeure un repère familier pour les habitants.

Larrivière-Saint-Savin se raconte aussi en images.

Découvrez les images et les documents consacrés à Larrivière-Saint-Savin sur Esprit Local.

Elles sont une porte d’entrée vers l’Adour, ses paysages, ses villages, ses anciens chemins et les traces de ceux qui y ont vécu.

Découvrez les images et les documents consacrés à Larrivière-Saint-Savin sur Esprit Local.

Parce qu’il suffit parfois de ralentir, de regarder une vieille route, une maison abandonnée ou une rivière pour retrouver une part de la mémoire d’un territoire.

Larrivière-Saint-Savin possède un patrimoine riche, mais aussi une mémoire faite de lieux, d’histoires et de souvenirs parfois encore bien présents dans les esprits.

Le camp de Thun
L’église de Larrivière
La fontaine Saint-Savin
Les arènes Jean-Durrieu
La chapelle Notre-Dame-du-Rugby
Les anciennes cartes postales du village
Le mégalithe de Guillay
Les photographies des rives de l’Adour
 » Les anciens«  du village
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